En octobre 2021, André M. Lépine (119e cours) publie le livre Les derniers des vrais où il partage la vie quotidienne des étudiants du Séminaire de Joliette.

PRÉFACE

Avant que l’oubli complet de ce que fut le cours classique et que le décès de tous ses membres ne l’efface dans l’esprit de tous; je veux que l’on connaisse l’histoire et la vie des gens du dernier cours classique complet au Canada français et surtout au Québec (1962-70). J’ai fait partie de ces « derniers des vrais » dans l’un des établissements d’enseignement de la province : le Séminaire de Joliette. Donc, à travers un groupe d’étudiants et d’étudiantes, au collégial seulement, d’un séminaire qui deviendra collège, je désire vous faire partager leur vie quotidienne : leurs aspirations, leurs rêves, mais aussi leurs souffrances, les restrictions imposées, sévères règlements et punitions, les échecs, les renvois, les bons et mauvais coups, les drôleries et bizarreries ! Parmi ces gens, se trouvaient bien sûr des prêtres (aucun, en 1970, au Séminaire de Joliette…), des avocats et des notaires et des médecins, mais aussi bien plus d’ingénieurs, d’administrateurs et d’artistes. 

Cette vie quotidienne des étudiants du cours classique changea tellement pendant ces années (1962-70) que l’on peut dire qu’ils passèrent du dix-neuvième au vingt et unième siècle en huit ans !

1962-63 : étudiants en uniformes, pensionnaires ou externes, professeurs religieux ou laïcs, tous mâles; les pensionnaires ne sortaient que quatre fois par année, des cours six jours par semaine, la messe et les prières obligatoires tous les jours, un horodateur comme à l’usine… Fin du cours de sept ans et…début des Beatles !

1966-67 : étudiantes et professeures au collégial, des cours optionnels tels que le cinéma, la psychologie, l’allemand… Plus de messe ni de prières. L’ère du « Peace and Love » et de la musique psychédélique commence; les Doors naissent, l’Exposition universelle de Montréal…

1969-1970 : La population du collège est mixte : étudiantes et professeures. La première fournée de finissants du C.E.G.E.P., la dernière du cours classique. Les étudiants vivent en appartement. L’ère du « Peace & Love » est au maximum. Les Beatles et les Doors s’éteignent…

Techniquement le cours classique nous est connu… la vie de ses gens l’est-elle ? Ces gens passèrent du 19e au 21e siècle en 8 ans.

Cette période de l’histoire du Québec ne doit pas être oubliée.  Le dernier cours classique (1962-70) est un phare sur le passé et l’avenir !

 

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